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Les plaies chroniques concernent chaque année plus de 2 millions de personnes en France selon la Société Française et Francophone des Plaies et Cicatrisation.
Dans la très grandes majorités des cas, hormis des pathologies purement infectieuses telles que l’ulcère de Buruli ou l'Érysipèle, le trouble vasculaire est la principale cause de la survenue de la plaie et de la difficulté à la cicatriser. Cela peut être une maladie veineuse au niveau des jambes ou des troubles d’irrigation liés aux artères ayant ou pas un lien avec le diabète.

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Traitement des plaies

La principale mesure de traitement des plaies chroniques, outre le soin local de la plaie, est le traitement de la cause afin de favoriser la cicatrisation. En cas de survenue d’une plaie, il est donc important de consulter un médecin spécialiste du système vasculaire, un angiologue, pour qu’il puisse évaluer à la fois la qualité de l’irrigation (état des artères) et du retour veineux. 

Un examen simple pour juger du niveau d’oblitération des artères des membres inférieurs est la mesure de l’index de pression systolique.

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Le pied diabétique

Chez les diabétiques, une plaie est presque toujours associée avec un phénomène d’oblitération artérielle. S’y joint souvent des neuropathies conduisant soit à des douleurs chroniques au niveau des membres inférieurs, soit des troubles voire des pertes de sensations. 

Lorsque les troubles d'irrigation liés à des problèmes artériels sont importants, il est extrêmement compliqué de cicatriser une plaie. Dans les pays développés, en présence d’oblitération artérielle des jambes, on procède très fréquemment à des opérations de revascularisation qui vont permettre de rétablir une meilleure perfusion des tissus. Il peut s’agir d’angioplastie, de pontage ou encore de la pose de stent. Si ces opérations sont pratiquées avec succès, c’est-à-dire qu’une bonne circulation artérielle est rétablie dans le membre atteint par la plaie, les chances de cicatriser augmenteront de manière importante passant de 50% à 97%.


Cependant, Il peut arriver qu’une opération de revascularisation ne soit pas possible ou pas souhaitable, soit du fait de l’état du patient, soit de par la trop grande dégradation du réseau artériel, soit par l’absence de chirurgien spécialiste comme c’est le cas dans la majorité des pays en voie de développement.

 
C’est le cas des patients que nous avons pris en charge à l’hôpital militaire d’Abidjan. Ces patients souffraient de plaies grade 3 à 5 sur l’échelle de Wagner et ont été pris en charge par le service de diabétologie de l’hôpital. Le protocole appliqué par les personnels de santé a inclus:


- La régulation de la glycémie par la prescription d’injection d’insuline et de médicaments hypoglycémiants.
- Le débridement de la plaie, c’est-à-dire le retrait des tissus morts qui peuvent faire le lit d’infections  bactériennes.
- La prescription d’une antibiothérapie large spectre.
- La pose et le renouvellement tous les deux jours d’un pansement humide.
Plus 45 minutes de Thérapie Vasculaire par Stimulation Électrique tous les deux jours afin de favoriser la  perfusion de la plaie.

Plus d’une trentaine de patients ont ainsi bénéficié de ce protocole sans qu’aucune opération de revascularisation ne soit entreprise. La totalité des patients prise en charge par ce protocole ont cicatrisé. Il est également à noter que nombre de patients ont également vu leurs symptômes de neuropathie périphérique régresser. 

 

Evolution des plaies

​ Exemples de cicatrisation de plaies diabétiques 

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